1 FAUT-IL ACHETER L’ACTION NVIDIA EN 2026 ? MON ANALYSE COMPLÈTE

⚠️ Ce que vous allez lire est mon analyse personnelle, pas un conseil financier. Je ne suis pas conseiller en investissement. Je partage mes réflexions et mes décisions, mais vous êtes seul responsable des vôtres. Je ne détiens pas de position sur le titre mentionné dans cet article (hors ETF) au moment de sa publication.
NVIDIA vient de publier le plus gros trimestre de son histoire. 81,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires en trois mois, 85 % de croissance sur un an, une guidance encore au-dessus pour la suite. Le titre a clôturé le 22 mai 2026 à 215,33 $, en baisse de 1,9 % après ces résultats records. La capitalisation atteint 5 400 milliards de dollars, devant Apple et Microsoft.
Faut-il acheter l’action NVIDIA à ce niveau, ou attendre une correction ?
Acheter une action NVIDIA, c’est acheter le vendeur de pelles de la ruée vers l’or de l’IA. C’est aussi acheter une entreprise qui est déjà la première capitalisation mondiale, dont le rythme de croissance pose mécaniquement une question d’échelle, et dont les clients construisent désormais leurs propres puces en parallèle.
Cet article est le troisième de ma série dédiée à l’achat d’actions individuelles. Sur Microsoft, j’avais acheté à 361 $ après une correction de 31 %. Sur Adobe, à 249 $ avec un PER décennal au plancher. Sur NVIDIA, je vais m’asseoir et regarder.
NVIDIA en 2026, on parle de quoi exactement ?
NVIDIA conçoit les puces qui font tourner l’intelligence artificielle. Si OpenAI, Anthropic ou Google entraînent leurs modèles, c’est sur du matériel NVIDIA. Aujourd’hui, l’entreprise est en situation de quasi-monopole sur ce marché.
Elle a publié les résultats de son premier trimestre fiscal 2027 le 20 mai. NVIDIA a un calendrier comptable décalé, mais en clair, ces chiffres couvrent les trois mois clos fin avril 2026.
Les chiffres en question : 81,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur le trimestre, en hausse de 85 % par rapport à l’an dernier. Bénéfice net : 58,3 milliards. Pour comparaison, l’ensemble du chiffre d’affaires annuel d’Airbus tourne autour de 70 milliards d’euros. NVIDIA fait plus que ça en trois mois, et garde plus de la moitié en bénéfice.
D’où vient cet argent ? Essentiellement de la vente de puces aux grands acteurs du cloud. Le management distingue désormais deux types de clients :
D’un côté, les géants du cloud public (Microsoft Azure, Amazon AWS, Google Cloud, Meta, Oracle). C’est la clientèle historique, qui pèse l’écrasante majorité de la demande et qui a augmenté ses commandes de 115 % en un an.
De l’autre, les acteurs plus récents : les laboratoires d’IA comme Anthropic, OpenAI ou xAI, et les nouveaux opérateurs cloud spécialisés IA comme CoreWeave, Iren ou Nebius. Cette clientèle progresse de 74 % par an. Elle est moins grosse que les hyperscalers, mais elle pèse de plus en plus.
Le reste de l’activité (les cartes graphiques pour gamers, la robotique, les puces pour voitures autonomes, les logiciels) ne représente que 6,4 milliards sur le trimestre. C’est devenu une activité secondaire.
Pour donner une idée de l’échelle : Microsoft monte un centre de données baptisé Fairwater contenant des centaines de milliers de puces NVIDIA. AWS prévoit d’en déployer plus d’un million en 2026. Google annonce 960 000 unités sur sa nouvelle infrastructure. On parle de commandes que personne n’aurait imaginées il y a trois ans.

Les fondamentaux : une machine qui tourne à plein régime
Quelques chiffres annuels pour mesurer la trajectoire. L’exercice fiscal 2026, clos fin janvier 2026, totalise 215,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires. L’année d’avant, c’était 130,5 milliards. L’année encore avant, 60,9 milliards. Le CA a été multiplié par 3,5 en deux ans. C’est sans équivalent à cette échelle dans l’histoire des marchés.
Le bénéfice net annuel atteint 120,1 milliards. En clair, plus de la moitié du chiffre d’affaires reste dans la caisse après toutes les charges. À titre de comparaison, Microsoft conserve environ 36 % de son CA en bénéfice net, Apple environ 25 %. NVIDIA est dans une catégorie à part.
Cette rentabilité s’explique par deux marges remarquables. La marge brute (ce qui reste après le coût de production des puces) atteint 75 %. La marge nette (après toutes les autres charges) tourne à 55,8 %. Quand on connaît l’industrie des semi-conducteurs, qui historiquement plafonnait à 50 % de marge brute pour les meilleurs, c’est inédit.
Le bilan est solide. Très peu de dette par rapport aux capitaux propres, beaucoup de cash en caisse, des intérêts d’emprunt couverts 500 fois par les bénéfices d’exploitation. Aucune fragilité financière en vue.
Pour le trimestre en cours, le management vise entre 89,2 et 92,8 milliards de chiffre d’affaires, soit 91 milliards en milieu de fourchette. Les analystes attendaient 87. NVIDIA leur dit qu’ils sous-estiment encore. Jensen Huang, le PDG, va plus loin : il annonce avoir une visibilité sur 1 000 milliards de revenus cumulés sur ses deux prochaines générations de puces (Blackwell, déjà commercialisée, et Rubin, attendue dans les prochains mois) entre 2025 et 2027.
Et il ne s’arrête pas là. Le management estime que les dépenses mondiales d’infrastructure IA atteindront 1 000 milliards de dollars par an en 2027, puis monteront vers 3 000 à 4 000 milliards par an d’ici la fin de la décennie. Ce sont des chiffres vertigineux, qui supposent que la course actuelle ne ralentit pas.
Côté actionnaire, le virage est net. L’entreprise s’engage désormais à rendre la moitié de son cash disponible sous forme de rachats d’actions et de dividendes. Le dividende trimestriel passe de 0,01 à 0,25 dollar. Un nouveau programme de rachat de 80 milliards est annoncé, qui vient s’ajouter aux 39 milliards déjà autorisés. Sur le seul dernier trimestre, 20 milliards ont déjà été redistribués aux actionnaires. NVIDIA n’est plus seulement une action de croissance, elle devient aussi une machine à rendre du cash.
Reste la question du prix. Le PER (le ratio cours sur bénéfice, qui mesure combien d’années de bénéfice on paie en achetant une action) tourne autour de 32-35 fois les bénéfices passés, et entre 21 et 26 fois les bénéfices attendus en 2027. Pour une entreprise qui croît à 85 % par an, ce n’est pas excessif. Le PEG, qui ajuste le PER à la croissance, ressort à 0,68, ce qui est même bas. Sur le papier, NVIDIA n’est pas chère par rapport à sa croissance.
Mais c’est là que le débat commence vraiment.

Pourquoi 5 400 milliards me pose un problème
À 215 $, NVIDIA capitalise 5 400 milliards. Pour faire un x2, il faut atteindre 10 800 milliards. C’est techniquement possible, mais l’environnement présente plusieurs frictions qui s’additionnent.
La concurrence des puces custom des hyperscalers. Google a annoncé en avril 2026 sa génération TPU v8, divisée en TPU 8t (entraînement) et TPU 8i (inférence). AWS a son Trainium 2 depuis fin 2024. Microsoft pousse Maia. Meta développe ses ASIC. Selon TrendForce, les expéditions d’ASIC custom progresseront de 44,6 % en 2026, contre 16,1 % pour les GPU. NVIDIA garde le leadership, mais le monopole s’érode.
La Chine. Aucun revenu sur les H200 en Chine au dernier trimestre. Le management ne comptabilise plus ces ventes dans sa guidance. Ce marché représentait historiquement une part significative du CA data center. Le sort dépend de décisions politiques.
La dépendance aux hyperscalers. CapEx 2026 prévus : 200 milliards pour Amazon, 190 pour Microsoft, 180 à 190 pour Google, 125 à 145 pour Meta. Une décélération annoncée par un seul de ces acteurs aurait un effet immédiat sur le cours.
Le plafond institutionnel. Le titre pèse 6 à 8 % du S&P 500. Beaucoup de fonds plafonnent à 10 % par valeur. Les flux entrants institutionnels se raréfient mécaniquement. Une partie de la hausse future devra venir des rachats d’actions plutôt que de nouveaux acheteurs.
Le pattern post-publication. Le 22 mai 2026, deux jours après des résultats records, NVIDIA a perdu 1,9 % pour clôturer à 215,33 $, à 9 % du sommet historique du 14 mai à 235,74 $. Le marché tarife déjà la perfection : il faut désormais battre le consensus ET donner une guidance encore au-dessus pour que le titre progresse.
La sur-capacité. Les CapEx cumulés des hyperscalers et neoclouds dépasseront 700 milliards en 2026. Si la monétisation finale chez les clients prend du retard, le contrecoup arrivera d’abord sur le vendeur de pelles.
Pris séparément, aucun de ces points n’est mortel. Cumulés, ils changent le rapport rendement/risque.
Analyse technique : consolidation près du Sommet

Cours de référence : 215,33 $ à la clôture du 22 mai 2026.
La tendance moyen et long terme reste haussière. Le cours évolue au-dessus des moyennes mobiles 50 jours (~187 $), 100 et 200 jours (~186 $). Pas de croisement baissier en vue.
À court terme, le titre consolide après son sommet du 14 mai à 235,74 $. Les sources divergent sur le RSI (de 36 chez Investing.com à 72 chez Chartmill), ce qui reflète la volatilité post-earnings et des méthodologies de calcul différentes.
Niveaux à surveiller. En support, la zone 209-210 $ a tenu après la publication. En dessous, 195 $ correspond à la MM50 pré-rally et aux bas de février 2026. Les 170-180 $ marquent les bas de mars 2026 et un PER forward autour de 17.
En résistance, 235,74 $ (sommet du 14 mai), puis 250 $ en extension. Le consensus moyen des 37 analystes qui couvrent le titre se situe autour de 296 $ sur douze mois.
Ma lecture : ni point d’entrée évident, ni signal de vente. Une consolidation latérale après une forte hausse. L’asymétrie favorable qu’on avait sur Microsoft à 361 $ ou Adobe à 249 $ n’existe pas ici.

Ce qu’en dit Value Investing Screener (VIS)
J’utilise Value Investing Screener dans mes analyses. C’est un outil payant qui note les actions sur six critères : valorisation, croissance, profitabilité, solidité du bilan, qualité du management et politique de dividende. Chaque critère est noté sur 5 étoiles, et l’ensemble donne une note globale sur 13.
Sur NVIDIA, le verdict est sans appel : 10/13. C’est un score très élevé. La croissance, la profitabilité, le bilan et le management décrochent presque le maximum. L’entreprise produit beaucoup, vite, avec des marges hors normes, sans s’endetter et avec un PDG qui crée de la valeur trimestre après trimestre.
Le seul point qui pèche, c’est la valorisation. Le titre coûte cher rapporté à ce qu’il gagne, à ce qu’il vend et à ses actifs. C’est logique : tout le monde veut en posséder, donc le marché paie une prime. Le seul indicateur qui reste raisonnable, c’est le PEG (le ratio qui ajuste le PER à la croissance), parce que la croissance est tellement forte qu’elle compense le prix élevé.
VIS utilise deux modèles pour estimer le prix « juste » d’une action. Le premier (EVOEG) donne une valeur juste autour de 275 $, soit 21 % au-dessus du cours actuel. Le second (DCF, qui actualise les flux de trésorerie futurs) donne une valeur juste autour de 250 $, soit 14 % au-dessus du cours. Les deux suggèrent que l’action est légèrement sous-évaluée.

Mon interprétation : VIS confirme que NVIDIA est une entreprise exceptionnelle, et que le cours actuel autour de 215 $ laisse théoriquement une marge d’environ 15 à 20 % avant d’atteindre la valeur juste. Mais ces modèles fonctionnent en prolongeant la trajectoire passée. Or, c’est précisément cette hypothèse qui me semble fragile : NVIDIA ne pourra pas croître éternellement au rythme actuel à partir d’une base de 5 400 milliards de capitalisation. Les modèles disent oui. Le bon sens dit « ça dépend de ce qui se passe dans les deux prochaines années ».
L’avis des 3 intelligences artificielles

Pour chaque action de la série, je consulte trois IA payantes (Claude Opus, Gemini Pro, ChatGPT) avec le même prompt. Chacune fait sa propre analyse fondamentale et technique, lit mon premier jet d’article, et me rend un verdict indépendant.
L’objectif n’est pas de suivre les machines mais d’avoir trois avis structurés en plus du mien. Si vous voulez creuser le comparatif IA, j’ai déjà écrit sur le sujet.
Comparatif 7 IA : https://investisseur-augmente.com/7-ia-ring-duel-investisseur/
IA et investissement : https://investisseur-augmente.com/lia-va-t-elle-tuer-linvestissement/
Ce qu’en pense Claude Opus 4.7
Claude part du même constat que tout le monde : les résultats sont remarquables et le programme de rachat de 80 milliards combiné à un dividende multiplié par 25 transforme NVIDIA en titre qui ne se contente plus de croître, il rend aussi du cash.
Mais Claude pointe un schéma intéressant : sur les six derniers trimestres, NVIDIA a battu les attentes à chaque fois, et le titre a clôturé en baisse dans quatre cas sur cinq les jours suivants. Autrement dit, le marché tarife déjà la perfection. Battre le consensus ne suffit plus, il faut faire mieux que mieux.
Claude reste positif mais sans excès d’enthousiasme. Il pointe trois risques qu’il juge concentrés : la concurrence des puces maison des GAFAM, le blocage du marché chinois, et la possibilité que les dépenses des hyperscalers atteignent un plafond.
Cours d’achat : 215 $. Renforts à 195 et 170 $. Objectifs : 250 puis 300 $. Conviction 4/5, horizon long terme.
Ce qu’en pense Gemini Pro 3.1
Gemini insiste sur le caractère exceptionnel des fondamentaux et qualifie la baisse du titre depuis mi-mai de « respiration saine », pas d’un signal d’alerte.
Sa nuance principale : à un PER autour de 33, le titre n’a plus aucune marge d’erreur. La moindre déception sur la guidance ou un trimestre légèrement décevant peut déclencher une vague de prises de bénéfices.
Cours d’achat : 210 $. Renforts à 190 puis 130 $ en cas de forte correction. Objectifs : 236 puis 270 $. Conviction 4/5, horizon long terme.
Ce qu’en pense ChatGPT 5.5
ChatGPT considère NVIDIA comme une valeur de très grande qualité, mais refuse de la qualifier d’achat évident au prix actuel. Sa logique : le cours est déjà à 215,33 $, son avis est positif, donc acheter « au marché » ne laisse aucune marge de sécurité.
Sa proposition est plus prudente que celle des deux autres IA. Il préfère attendre un léger repli avant d’entrer, plutôt que de payer le sommet.
Cours d’achat : 205 $. Renforts à 196-200 $ puis 187-190 $. Objectifs : 231-236 $ puis 260 $. Conviction 4/5, horizon moyen à long terme.
Le tableau comparatif

Trois avis positifs sur l’entreprise, trois convictions à 4/5. Mais aucune des trois IA ne pousse à un achat agressif au cours actuel. Claude entre à 215, Gemini et ChatGPT préfèrent attendre un léger repli vers 205-210. Sur Microsoft et Adobe, les IA voyaient un point d’entrée évident. Sur NVIDIA, elles voient une excellente entreprise dont le cours actuel n’offre pas de marge de sécurité claire.
Ma décision personnelle : je n’achète pas
Je n’achète pas NVIDIA aujourd’hui. Ce n’est pas un jugement sur l’entreprise, c’est un jugement sur le rapport entre le prix payé et l’asymétrie offerte.
Sur Microsoft, j’avais un titre qui avait perdu 31 % avec des fondamentaux en croissance. Sur Adobe, un PER décennal au plancher et un récit de fin du SaaS exagéré. Sur NVIDIA, je vois l’inverse : un titre proche de son sommet historique, une croissance qui devient mécaniquement plus difficile à maintenir à 5 400 milliards de capitalisation, et plusieurs vents contraires qui se concentrent en même temps.
Il y a aussi une réalité que beaucoup d’investisseurs oublient : via mes ETF S&P500, j’ai déjà une exposition à NVIDIA de 4 à 8 % de mon portefeuille passif. Quand je dis que je n’achète pas le titre, je veux dire que je n’en achète pas plus que ce que le marché m’attribue déjà. Le stock picking sert à ajouter de la conviction au-dessus de l’indice. Sur NVIDIA, je n’en ai pas plus que le marché.
Si le cours corrige de 25 à 30 % dans les prochains trimestres (ce qui s’est produit en 2022 et en 2024), je regarderai à nouveau. Avec un cours autour de 150-170 $, un PER forward sous 17 et la même qualité d’entreprise, la décision serait différente.
Mes ETF restent mon socle. Le stock picking, c’est la cerise. Sur NVIDIA, je préfère attendre.
📌 Rappel : cet article reflète mon parcours d’investisseur particulier et mes propres décisions. Ce n’est pas une recommandation d’achat ou de vente. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir en Bourse comporte un risque de perte en capital. Faites vos propres recherches, ou consultez un professionnel si vous n’êtes pas sûr de ce que vous faites.
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Sources
- Nvidia : résultats trimestriels encore supérieurs aux attentes – Boursorama : https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/nvidia-resultats-trimestriels-encore-superieurs-aux-attentes-la-demande-d-ia-accelere-47010a6ebb1a8f06e0230f7153d50e9b
- Alerte résultats : NVIDIA dépasse les attentes au T1 2027 – Investing.com (FR) : https://fr.investing.com/news/transcripts/alerte-resultats–nvidia-depasse-les-attentes-au-t1-2027-laction-en-hausse-93CH-3428008
- Nvidia Q1 FY27 earnings : Data center revenue nearly doubles – CNBC : https://www.cnbc.com/2026/05/20/nvidia-nvda-earnings-report-q1-2027.html
- Google Cloud Next : nouveaux TPU pour concurrencer Nvidia – TechCrunch : https://techcrunch.com/2026/04/22/google-cloud-next-new-tpu-ai-chips-compete-with-nvidia/
- NVIDIA NVDA Statistics & Valuation – Stock Analysis : https://stockanalysis.com/stocks/nvda/statistics/



