
Quand l’arbre géopolitique sert à cacher la forêt fiscale française.
2,03 € le litre de diesel. 1,94 € le SP95. En mars 2026, faire le plein d’une berline classique coûte entre 90 et 110 euros. Pour beaucoup de Français, le prix de l’essence ou du diesel représente un gouffre bien plus profond et douloureux que l’assurance du véhicule lui-même.
La hausse actuelle, tout le monde l’attribue au détroit d’Ormuz. Et c’est vrai, le blocage a fait flamber le baril. Mais ce que personne ne vous explique en boucle sur les chaînes d’info, c’est que même avant cette crise, le prix à la pompe en France était déjà parmi les plus élevés au monde. La raison est simple, et elle tient en cinq lettres : TICPE.
Ormuz : le détonateur, pas la cause
Remettons les événements dans l’ordre. Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël lancent des frappes sur l’Iran. En représailles, les Gardiens de la Révolution annoncent qu’aucune goutte de pétrole ne passera plus par le détroit d’Ormuz. En quelques jours, le trafic maritime chute de 70 %. Le baril de Brent, qui tournait autour de 65 dollars avant le conflit, explose au-delà de 119 dollars le 9 mars avant de se stabiliser entre 100 et 113 dollars ces dernières semaines.
Pour bien comprendre l’ampleur du choc, il faut savoir que 20 % de la production mondiale de brut transite normalement par ce détroit. La perturbation concerne entre 7 et 10 millions de barils par jour. Au moins 95 pays ont rapporté des hausses de prix à la pompe depuis le début du conflit.
Mais voilà le piège intellectuel : la crise d’Ormuz frappe tout le monde. L’Allemagne, l’Italie, les États-Unis, le Japon, l’Australie… tout le monde paie plus cher. Ce qui diffère radicalement d’un pays à l’autre, c’est la part de taxe qui s’ajoute au prix du brut. Et c’est là que la France se distingue, et pas dans le bon sens.
La TICPE : autopsie d’une taxe presque centenaire
La taxe que vous payez à chaque plein s’appelle la TICPE, pour Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques. Avant 2011, elle s’appelait TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers). Mais ses origines remontent bien plus loin.
La taxe intérieure pétrolière a été créée les 16 et 30 mars 1928. À l’époque, il s’agissait d’organiser le secteur du raffinage pétrolier en France. Depuis, elle n’a fait que grossir. Dans les années 1970, après le premier choc pétrolier, l’État l’a considérablement alourdie. En 2014, on y a intégré une composante carbone pour les objectifs climatiques. Et en novembre 2011, le changement de nom en TICPE a permis d’élargir son périmètre à tous les produits énergétiques, pas seulement le pétrole.
Aujourd’hui, la TICPE représente 60,8 centimes par litre de diesel et 67 centimes par litre de SP95-E10. À cela s’ajoute la TVA à 20 %, qui s’applique non seulement sur le produit mais aussi sur la TICPE elle-même. Vous avez bien lu : vous payez une taxe sur la taxe. Ce joli montage fait qu’au total, les prélèvements représentent environ 54 % du prix du SP95 et 48 % du prix du diesel.
Pour ceux qui s’intéressent à la façon dont l’État français gère l’argent public, j’avais déjà détaillé la question dans mon enquête sur les milliards de l’IA en France. La logique est la même : taxer beaucoup, dépenser mal, et rendre des comptes rarement.
Et les recettes ne sont pas anecdotiques. La TICPE rapporte en moyenne 25 milliards d’euros par an au budget de l’État. C’est l’une des plus grosses vaches à lait du Trésor public. On comprend mieux pourquoi aucun gouvernement, de droite comme de gauche, n’a jamais sérieusement envisagé de la réduire. Les Gilets Jaunes de 2018 ont obtenu un gel temporaire des taux, pas une baisse. La taxe est restée gelée entre 2018 et 2022, puis la machine a repris sa marche.
Il faut aussi mentionner un prélèvement plus discret : les CEE (Certificats d’Économie d’Énergie), passés de 11 à 16-17 centimes par litre au 1er janvier 2026. Un surcoût de 5 à 6 centimes que personne n’a vu passer dans le débat public.
Ce que vous payez vraiment à la pompe

Prenons un litre de diesel à 2,03 € en mars 2026. Voici comment il se décompose. Le pétrole brut et le raffinage représentent entre 32 et 35 % du prix, soit environ 65 à 71 centimes. Les coûts de distribution, incluant les CEE et le transport, pèsent 17 %, soit environ 35 centimes. Les taxes (TICPE + TVA) représentent 48 %, soit environ 97 centimes. Et la marge de la station-service ? Entre 1 et 2 centimes par litre. Autrement dit, le pompiste ne gagne presque rien.
Pour le SP95-E10 à 1,94 €, c’est encore plus marqué : les taxes montent à 54 % du prix final. Plus de la moitié de ce que vous payez part directement dans les caisses de l’État.
Dit autrement : sur un plein de 50 litres de SP95 à 1,94 € (soit 97 €), environ 52 € partent en taxes. Vous roulez à moitié pour vous, à moitié pour Bercy.
Le grand comparatif européen
La France n’est pas seule à taxer lourdement les carburants, mais elle figure systématiquement dans le haut du panier. Voici où en sont nos voisins en mars 2026, en pleine crise d’Ormuz.

Les Pays-Bas détiennent le record européen : avec une accise à 84,5 centimes par litre et une TVA à 21 %, le total des taxes dépasse 1,36 € par litre d’essence, soit 60 % du prix à la pompe. L’Italie n’est pas loin avec une accise à 67,3 centimes et une TVA à 22 %, pour un total d’environ 1,10 € de taxes par litre. La France, avec sa TICPE à 67 centimes et sa TVA à 20 %, arrive à environ 1,05 € de taxes par litre de SP95. L’Espagne, avec des accises nettement plus basses et une TVA réduite à 10 % sur les carburants depuis mars 2026, affiche les prix et les taxes les plus bas parmi les quatre grandes économies européennes : environ 0,82 € de taxes par litre, soit 45 % du prix à la pompe.
Le cas le plus éloquent est peut-être celui de la Bulgarie, où le litre d’essence tourne autour de 1,33 €, soit 30 % moins cher qu’en France. Même constat aux Pays-Bas, mais dans l’autre sens : avec un litre à 2,26 €, les Néerlandais paient encore plus que nous.
Ce qu’il faut retenir, c’est que la moyenne européenne se situe autour de 1,71 € pour l’essence et 1,84 € pour le diesel. La France est systématiquement au-dessus de cette moyenne, quel que soit le carburant. Et ce n’est pas à cause du pétrole, qui coûte le même prix pour tout le monde sur les marchés internationaux. C’est à cause des taxes.
Et de l’autre côté de l’Atlantique ?

Le contraste avec les États-Unis est saisissant. Le gallon d’essence y coûte environ 3,84 dollars, soit environ 0,90 € le litre au taux de change actuel. Deux fois moins cher qu’en France. Et ce n’est pas uniquement parce que les Américains produisent leur propre pétrole. C’est surtout parce que la taxe fédérale américaine sur l’essence ne dépasse pas 18,4 cents par gallon, soit environ 4,3 centimes par litre. Même en ajoutant les taxes des États les plus gourmands comme la Californie, le total plafonne autour de 20 centimes par litre. Trois fois moins que la TICPE française.
Le Japon est un cas intéressant. Pays importateur comme la France, sans production domestique significative, il subit la même dépendance aux cours mondiaux. Pourtant, le gouvernement japonais maintient un système de subventions qui plafonne le prix à 170 yens le litre (environ 1,05 €). Le prix réel a atteint 190,8 yens le 16 mars 2026, un record historique, mais l’État absorbe la différence. L’approche française est exactement l’inverse : non seulement l’État ne subventionne pas, mais il prélève massivement.
L’Australie, autre pays dépendant des importations, a vu son prix bondir de 50 cents australiens en trois semaines, atteignant 2,20 AUD le litre (environ 1,30 €). Le Canada, malgré ses réserves pétrolières considérables en Alberta, n’échappe pas à la hausse : 1,75 CAD le litre d’essence (environ 1,15 €), en hausse de 27 % depuis le début du conflit.

Le vrai scandale : quand le baril monte, la taxe trinque
Il y a un mécanisme pervers que peu de gens comprennent. La TICPE est un montant fixe par litre : 67 centimes pour le SP95, quoi qu’il arrive. Jusque-là, rien de choquant. Mais la TVA, elle, s’applique en pourcentage sur le prix total, TICPE incluse. Ce qui signifie que quand le baril flambe et que le prix hors taxe augmente, la TVA augmente mécaniquement aussi. L’État encaisse donc davantage quand les prix montent.
C’est ce que le PDG de Coopérative U a dénoncé publiquement en mars 2026 : l’État profite de la hausse des prix du carburant. Chaque centime de hausse du prix hors taxe génère 0,2 centime de TVA supplémentaire. Sur des milliards de litres vendus chaque année, ça représente des centaines de millions d’euros de recettes supplémentaires non prévues au budget.
Et il y a un phénomène que les économistes appellent l’effet « fusées et plumes ». Quand le baril monte, les prix à la pompe grimpent comme une fusée. Quand il redescend, les prix baissent comme une plume, lentement, avec retard. Les distributeurs et les raffineurs captent la différence pendant quelques semaines. C’est un classique du marché pétrolier, documenté académiquement, et parfaitement légal.
Ce type de biais de perception rappelle d’ailleurs ce que j’ai décrit dans mon article sur les psychopathologies de l’investisseur. Notre cerveau a tendance à surréagir aux pertes et à sous-estimer les gains progressifs. Quand le prix de l’essence baisse de 5 centimes, on ne le remarque même pas. Quand il monte de 20 centimes, on s’en souvient pendant des mois.
Et si on supprimait la TICPE ?

Posons la question que personne à l’Assemblée n’ose poser sérieusement. Que se passerait-il si la France supprimait ou réduisait massivement la TICPE ?
Première conséquence, la plus immédiate : le litre de SP95 passerait d’environ 1,94 € à environ 1,05 €. Le diesel de 2,03 € à environ 1,15 €. Le plein de 50 litres coûterait 52 euros au lieu de 97 euros. Pour un ménage qui fait deux pleins par mois, c’est 90 euros d’économie mensuelle, soit plus de 1 000 euros par an. Dans un pays où le SMIC net tourne autour de 1 400 euros, c’est loin d’être anodin.
Deuxième conséquence : un trou de 25 milliards d’euros dans le budget de l’État. C’est énorme. Pour donner un ordre de grandeur, le budget annuel du ministère de la Défense est de 47 milliards. Celui de la Justice, 12 milliards. La TICPE finance concrètement une partie des dépenses des collectivités locales, des infrastructures de transport, et théoriquement la transition énergétique via sa composante carbone.
Mais c’est là que l’argument libéral entre en jeu. Ces 1 000 euros par an rendus aux ménages ne disparaissent pas de l’économie. Ils sont dépensés ou investis. Un ménage qui économise 90 euros par mois sur le carburant va consommer ailleurs : alimentation, loisirs, épargne, remboursement de crédits. Cette consommation génère de la TVA, de l’impôt sur les sociétés, des cotisations sociales. L’effet multiplicateur est réel. Le manque à gagner fiscal net serait donc inférieur aux 25 milliards bruts.
D’autant que, comme je l’ai souligné dans mon analyse de l’investissement passif avec le livre de Matthieu Louvet, chaque euro qui reste dans la poche d’un épargnant peut être placé. 90 euros par mois investis en ETF sur 20 ans à 8 % de rendement annuel, c’est plus de 53 000 euros de capital constitué. La TICPE, en ponctionnant le pouvoir d’achat, prive indirectement les Français d’une capacité d’épargne et d’investissement considérable.
Troisième conséquence, et c’est probablement la plus importante sur le plan économique global : une baisse du prix du carburant ferait chuter le coût du transport de marchandises. Tout ce que vous achetez au supermarché, du pack de lait aux tomates, a été transporté par camion. Chaque centime de baisse à la pompe se répercute sur l’ensemble de la chaîne logistique. L’effet désinflationniste serait massif et bénéficierait à tous les ménages, y compris ceux qui n’ont pas de voiture.
À l’heure où la BCE et les gouvernements européens cherchent désespérément à juguler l’inflation, comme je l’avais analysé dans mon article sur l’euro numérique et le contrôle monétaire, réduire la TICPE serait l’outil anti-inflation le plus direct et le plus immédiat à disposition. Mais ça supposerait de renoncer à une rente fiscale. Et ça, aucun gouvernement n’en veut.
Les voitures électriques : la prochaine vache à lait ?

On ne peut pas parler du prix de l’essence sans évoquer l’éléphant dans la pièce : la transition vers l’électrique. Le gouvernement pousse les Français à abandonner le thermique. Mais il y a un détail que personne ne semble avoir anticipé. Ou plutôt, que tout le monde fait semblant de ne pas voir.
Si demain la majorité du parc automobile français roule à l’électricité, les recettes de la TICPE s’effondrent mécaniquement. 25 milliards d’euros qui disparaissent progressivement des caisses de l’État. Vous pensez sérieusement que Bercy va accepter ça sans réagir ?
La réponse est évidemment non. On commence déjà à entendre des murmures sur une future taxe au kilomètre, une surtaxe sur l’électricité de recharge, ou un malus au poids pour les véhicules électriques (qui sont significativement plus lourds que leurs équivalents thermiques à cause des batteries). Le jour où l’électrique deviendra majoritaire, il sera taxé au moins autant que le thermique l’est aujourd’hui. C’est mathématique. L’État ne renonce jamais à une recette, il la déplace.
Ceux qui achètent une voiture électrique aujourd’hui pour échapper au coût du carburant font peut-être un bon calcul à court terme. À moyen terme, la facture d’électricité de recharge intégrera très probablement une composante fiscale équivalente. On aura remplacé la TICPE par une TICE (Taxe Intérieure sur la Consommation d’Électricité de mobilité), ou un acronyme tout aussi créatif. Le génie fiscal français est sans limite.
L’IA dans tout ça : un outil pour y voir clair
Quel rapport entre l’intelligence artificielle et le prix de l’essence ? Plus qu’on ne le croit. Comme je l’ai détaillé dans mon article sur la mort potentielle de l’investissement par l’IA, les modèles d’IA sont désormais capables d’analyser en temps réel les flux pétroliers mondiaux, de modéliser l’impact d’un blocage logistique sur les cours, et de prédire l’évolution des prix avec une précision croissante.
Pour l’investisseur, la crise d’Ormuz n’est pas qu’un problème de pouvoir d’achat. C’est aussi une opportunité de marché. Les valeurs pétrolières comme TotalEnergies ont bondi de plus de 15 % depuis le début du conflit. Les ETF énergie, les compagnies de services pétroliers (Schlumberger, Halliburton), les armateurs spécialisés dans le transport de brut… tout le secteur profite de la hausse.
Et c’est exactement le type d’analyse que j’avais soumise aux 7 IA dans mon duel d’investisseurs. Face à un choc géopolitique, comment réagit un modèle d’IA ? Quels secteurs surpondère-t-il ? Quels biais évite-t-il que l’investisseur humain, lui, subit de plein fouet ?
L’IA permet aussi de vérifier les discours politiques. Quand un ministre affirme que « la hausse est entièrement due au contexte international », un simple prompt à ChatGPT ou Claude avec les données de prix et de fiscalité suffit à démontrer que plus de la moitié du prix à la pompe est d’origine fiscale et n’a rien à voir avec Ormuz, l’Iran, ou le cours du Brent.
Le mot de la fin
La France taxe l’essence plus que la quasi-totalité des pays développés. Ce n’est pas une opinion, c’est un fait mesurable, comparable, et vérifiable dans les tableaux ci-dessus. La crise d’Ormuz a bon dos : elle aggrave une situation qui était déjà structurellement défavorable au consommateur français.
L’argument écologique de la TICPE ne tient plus quand on sait que la composante carbone n’a été intégrée qu’en 2014 et que la taxe existait déjà depuis près d’un siècle. L’argument budgétaire est plus honnête mais suppose d’accepter que l’État a besoin de cet argent et qu’il le dépense efficacement.
Pour l’investisseur, la leçon est double. D’abord, comprendre la fiscalité réelle qui pèse sur le pouvoir d’achat permet de mieux évaluer la consommation des ménages et donc la santé économique du pays. Ensuite, chaque euro qui reste dans votre poche est un euro que vous pouvez investir.
La prochaine fois que vous ferez le plein, regardez le ticket. La moitié de ce que vous payez finance un État qui, comme je l’ai montré dans mon bilan de la Startup Nation à la française, annonce 109 milliards d’investissements en IA mais n’en déploie que 26. Peut-être que si on laissait les Français investir eux-mêmes ces 1 000 euros par an, les résultats seraient meilleurs.
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Sources
Prix des carburants
Prix du Carburant, données mars 2026
Roole, tarifs carburants au 20 mars 2026
Global Petrol Prices, comparatif européen
AAA Fuel Prices, États-Unis mars 2026
Fiscalité et TICPE
Planète Énergies, décomposition des coûts
Wikipédia, TICPE
Tax Foundation, taxes sur les carburants en Europe 2026
Connaissance des Énergies, structure des prix
Crise du détroit d’Ormuz
CNN, stratégie américaine sur Ormuz
Al Jazeera, déclaration du CGRI iranien
Fortune, cours du pétrole mars 2026
EIA, Short-Term Energy Outlook
Analyses et comparatifs internationaux
Euronews, analyse fiscale du choc pétrolier iranien
NPR, impact sur les consommateurs
France Info, l’État profite-t-il de la hausse ?
IndexBox, analyse des prix européens 2026
