
Janvier 2025. La France lance Lucie, son chatbot souverain censé être la réponse tricolore à ChatGPT. Le projet a mobilisé le CNRS, l’École Polytechnique, Linagora, et des centaines de milliers d’heures de calcul sur le supercalculateur Jean Zay. L’ambition affichée : la souveraineté numérique française face aux géants américains.
Deux jours plus tard, Lucie est retirée du service.
Le chatbot affirmait que 5 × 5 = 17 et que les vaches pondent des œufs comestibles. Les développeurs ont admis avoir été « emportés par l’enthousiasme » et avoir publié un modèle qui n’avait même pas terminé sa phase de recherche académique.
Normalement, quand on rate un examen, on ne convoque pas la presse. En France, apparemment, si.
Et ce n’est pas un incident isolé. C’est le symptôme d’un problème bien plus profond. Un problème qui touche directement votre portefeuille, que vous soyez contribuable ou investisseur.
Alors posons la question que personne ne pose : la stratégie IA française est-elle un gouffre financier déguisé en politique industrielle ?
IA France : Le chèque en blanc du contribuable
Commençons par les chiffres. Et accrochez-vous, parce que les ordres de grandeur donnent le vertige.
Depuis 2018, la France a investi au minimum 2,5 milliards d’euros dans sa stratégie nationale IA. Le Plan IA de 2018 pesait 1,85 milliard. France 2030 a ajouté 2,22 milliards supplémentaires. Et en février 2025, à l’occasion du Sommet de l’IA à Paris, Emmanuel Macron a annoncé 109 milliards d’euros d’investissements dans l’IA. Le chiffre a fait le tour du monde.
Sauf que la Cour des Comptes a vérifié en novembre 2025. Résultat : seulement 26 milliards avaient été réellement engagés. Soit 24% du montant annoncé. Autrement dit, 76% de l’annonce présidentielle était, au mieux, une projection optimiste, au pire, de la communication politique avec des milliards qui n’existent pas encore.
Pour mettre ça en perspective : quand Nvidia investit 20 milliards en France, c’est de l’argent réel qui arrive avec des machines, des employés et des data centers. Quand l’État annonce 109 milliards, c’est une enveloppe budgétaire dont les trois quarts sont encore dans les limbes.
Et le contribuable, lui, ne voit pas la différence entre une annonce et un chèque encaissé. Il voit juste qu’on dépense « beaucoup pour l’IA ». Sans jamais savoir exactement où va l’argent.
Bpifrance, de son côté, a annoncé 10 milliards supplémentaires pour le développement de l’écosystème IA d’ici 2029. À ce stade, on ne compte même plus. On empile les milliards comme on empile les couches dans un LLM, en espérant que la taille fasse la qualité.
Ce que l’argent a réellement produit
Maintenant, regardons ce qu’on a obtenu en échange.
Quatre instituts 3IA (Grenoble, Nice, Paris, Toulouse) avec un financement combiné de 75 à 225 millions d’euros. 43 chaires de recherche. 300 bourses de doctorat. 1 400 diplômés IA par an, contre 700 avant le plan. C’est bien. C’est même honorable sur le papier.
Mais si vous êtes investisseur, la question n’est pas « combien de chercheurs a-t-on formés ? ». La question est : « combien de ces chercheurs travaillent encore en France ? »
Et là, les chiffres racontent une toute autre histoire.
La fuite des cerveaux, version premium
En 2022, l’Europe attirait un flux net de 52000 talents tech. En 2024, ce chiffre est tombé à 26000. Divisé par deux en deux ans. Et 23% des startups IA européennes envisagent de se relocaliser aux États-Unis.
Le mécanisme est simple et implacable : la France forme, les États-Unis recrutent. On investit des milliards dans la formation de chercheurs IA de classe mondiale, et ils partent travailler chez Google, Meta ou OpenAI parce que le salaire y est trois à cinq fois supérieur et que le stock-option plan y a du sens.
Prenons Yann LeCun. C’est probablement le chercheur IA français le plus célèbre au monde. Prix Turing 2018. Il a passé dix ans chez Meta à diriger le labo d’IA le plus prestigieux de la planète. Ce n’est pas en France qu’il a construit sa carrière, c’est à New York. Et quand il a finalement décidé de fonder AMI Labs, il a levé son milliard auprès de Bezos, Nvidia et Samsung. L’essentiel de la force de frappe financière vient des États-Unis et d’Asie. La France fournit le siège social et un drapeau tricolore pour la photo.
Ce n’est pas un reproche envers LeCun, c’est un homme brillant qui fait ce qui est rationnel. C’est un constat systémique : la France fabrique des cerveaux d’exception et ne sait pas les retenir.
Je me suis penché sur ce sujet dans mon analyse d’AMI Labs et des World Models (https://investisseur-augmente.com/ami-labs-world-models-investisseurs/). Le constat est le même : le talent français existe, mais l’écosystème français ne sait pas le monétiser.
La comparaison boursière qui fait mal

Passons maintenant au terrain de jeu qui m’intéresse le plus : la Bourse.
Côté américain, voici ce que ça donne sur 5 ans. Nvidia a fait un rendement total de 1 096%. Palantir, sur 3 ans, a fait 1 750%. Alphabet, sur 5 ans, a fait 204%. Meta, sur 3 ans, a fait un rendement annuel de 57%. Ce sont des chiffres réels, ajustés, vérifiables.
Côté français ? C’est un autre monde.
Atos, jadis fleuron de la tech française, pesait 15 milliards de dollars en 2017 à environ 100 euros l’action. Aujourd’hui, après une descente aux enfers qui a inclus des erreurs comptables, une restructuration financière et un effondrement de 98% depuis le sommet, l’action oscille entre 30 et 60 euros dans le meilleur des cas. Quand vous entendez « champion français de la cybersécurité et de l’IA », pensez plutôt « survivant de crash ».
OVHcloud, le cloud souverain français par excellence, est entré en Bourse en octobre 2021 à 18,50 euros. Le titre a grimpé à 28 euros avant de plonger à 4,43 euros en mai 2024. Aujourd’hui, il tourne autour de 8,77 euros. C’est une perte de 52,5% par rapport au prix d’introduction, et de 69% par rapport au plus haut. En comparaison, les hyperscalers américains (AWS, Azure, Google Cloud) ont continué leur course folle vers le haut.
Dassault Systèmes, un nom autrement plus sérieux dans l’écosystème tech français, a chuté de 53,66% sur un an. Capgemini, l’un des plus gros intégrateurs de services numériques au monde, voit son action tourner autour de 102 euros alors que son plus haut sur 52 semaines était à 186 euros.
Et les IPO ? N’en parlons même pas. LightOn, présentée comme la première IPO d’IA générative en France, a chuté de 7,4% dès son premier rapport de résultats après avoir raté ses objectifs de croissance de 33%. La société était entrée en Bourse avec seulement 1,2 million d’euros de revenus annuels récurrents et 10 clients. Un embryon coté, en somme. Believe Digital, autre IPO française, a perdu 17% dès son premier jour de cotation avant de retourner au privé trois ans plus tard.
Pour résumer : le Nasdaq-100 a fait +20,2% en 2025. Le CAC 40 a fait du surplace. L’écart de performance entre les valeurs tech françaises et américaines n’est pas un fossé, c’est le Grand Canyon.

L’écosystème VC : 6% contre 75%
Mais peut-être que la vraie valeur se cache dans le non-coté ? Après tout, Mistral AI est valorisé à 11,7 milliards d’euros. Hugging Face à 4,5 milliards. Dataiku à 4,6 milliards. Ce sont des succès, non ?
Oui et non. Parce que le contexte mondial est impitoyable.
En 2025, l’investissement mondial en capital-risque dans l’IA a atteint 258,7 milliards de dollars. Les États-Unis ont capté 75% de ce total, soit 194 milliards. L’Europe entière (les 27 pays de l’UE) : 6%, soit 15,8 milliards.
Les fonds de capital-risque américains gèrent 270 milliards de dollars d’actifs. Les fonds européens : 44 milliards. Six fois moins. Les premiers tours de financement aux États-Unis tournent autour de 13 millions de dollars en moyenne. En Europe : 8,5 millions.
Alors oui, Mistral AI est un beau succès. Mais c’est un succès financé en grande partie par des capitaux américains et asiatiques (Andreessen Horowitz, DST Global, General Catalyst, ASML, Nvidia). Les fonds français (Bpifrance, Cathay Innovation) participent, mais ne mènent pas les tours majeurs. Et quand ASML met 1,3 milliard pour 11% de Mistral, ce n’est pas exactement de la souveraineté française en action.
Hugging Face ? La boîte est fondée par des Français, mais son siège est à Brooklyn. Poolside AI ? Valorisée à 12 milliards, mais c’est Nvidia qui injecte jusqu’à 1 milliard. À chaque fois le même schéma : des cerveaux français, de l’argent américain, et un produit qui, quand il réussit, enrichit d’abord les investisseurs de la côte Ouest.
Le cimetière des ambitions subventionnées

Il n’y a pas que Lucie. La liste des échecs ou semi-échecs financés directement ou indirectement par de l’argent public est plus longue qu’on ne le pense.
Ÿnsect, le champion français des protéines d’insectes (certes pas directement IA, mais symptomatique de l’écosystème France 2030), a levé 625 millions de dollars avant de tomber en liquidation judiciaire en septembre 2024. Six cent vingt-cinq millions. Partis en fumée. La « gigafactory » a avalé des centaines de millions sans jamais trouver son marché.
Cubyn, la startup de logistique e-commerce soutenue par Bpifrance, Partech et Eurazeo, a levé 54 millions d’euros avant de se retrouver en liquidation en octobre 2024.
Masteos, Luko, Cityscoot : d’autres noms dans le cimetière des startups françaises de 2024.
Et pendant ce temps, les annonces de milliards continuent. Les sommets internationaux s’enchaînent. Les discours sur la « souveraineté numérique » se multiplient. Mais le marché, lui, il vote avec les cours de Bourse. Et le verdict est sans appel.
Le problème fiscal que personne ne veut nommer
Alors pourquoi ? Pourquoi la France forme les meilleurs cerveaux IA du monde et ne récolte pas les fruits de son investissement ?
La réponse se trouve en partie dans le cadre fiscal et réglementaire.
Les charges sociales françaises montent jusqu’à 45% du revenu. Pour un fondateur de startup IA qui doit recruter des ingénieurs à 150 000 euros par an, le coût réel dépasse les 200 000 euros. Aux États-Unis, ce même ingénieur coûte autant en salaire brut, mais reçoit des stock-options qui ne coûtent rien à l’entreprise tant qu’elles ne sont pas exercées.
La France a bien le Crédit Impôt Recherche (CIR) qui offre jusqu’à 30% de déduction sur les dépenses R&D. Et le statut Jeune Entreprise Innovante (JEI) qui donne des exemptions de charges. Ce sont des mesures intelligentes. Mais elles sont noyées dans une complexité administrative qui décourage les fondateurs les plus motivés.
Et puis il y a l’ambiance générale. En 2025, les propositions budgétaires françaises pour combler le déficit de 44 milliards d’euros ont été qualifiées de « sabotage auto-infligé » par la communauté French Tech. Quand votre propre écosystème vous traite de saboteur, il y a peut-être un problème.
Le résultat ? 23% des startups IA européennes envisagent de déménager aux États-Unis. Pas parce que la recherche est meilleure là-bas (les chercheurs français sont parmi les meilleurs au monde). Mais parce que le système fiscal, réglementaire et financier français transforme chaque succès potentiel en parcours d’obstacles.
J’ai analysé ce paradoxe sous un autre angle dans mon article sur les coûts réels de l’IA (https://investisseur-augmente.com/prix-abonnement-ia-cout-reel/). Les subventions massives créent une illusion de marché. Quand l’État paie 80% du calcul GPU via Jean Zay et que le résultat est Lucie qui pense que 5 × 5 = 17, on est en droit de se demander si l’argent est bien fléché.
Le copinage institutionnel : pas de preuves, mais des questions
Je n’ai pas trouvé de preuves documentées de copinage politique dans l’allocation des fonds IA par Bpifrance. Les recherches que j’ai menées ne montrent pas de favoritisme flagrant. Bpifrance co-investit aux côtés de fonds privés internationaux, ce qui limite en théorie les décisions purement politiques.
Mais il y a des questions légitimes.
Quand l’État annonce 109 milliards dont 76% sont « à venir », qui décide où ces milliards iront quand (et si) ils arrivent ? Quand Bpifrance investit 10 milliards sur 5 ans dans l’IA, quelle est la gouvernance exacte ? Quels sont les critères de sélection ? Où sont les rapports de performance publics ?
La Cour des Comptes elle-même a pointé un « suivi lacunaire » de la stratégie IA française. « Lacunaire ». Le mot est choisi. Quand l’institution de contrôle budgétaire de la République vous dit que le suivi est lacunaire, c’est un peu comme si votre comptable vous disait « on ne sait pas trop où est passé l’argent, mais ne vous inquiétez pas ».
Ce que ça signifie pour votre portefeuille

Si vous êtes investisseur, voici le résumé sans fioritures.
La France produit des chercheurs IA de classe mondiale. C’est un fait. Le problème, c’est que ces chercheurs ne créent pas de valeur boursière en France. Ils la créent pour Nvidia, Google, Meta et Microsoft. Ou alors ils créent des startups françaises de nom, mais financées et valorisées par des capitaux étrangers.
Les actions tech françaises cotées (Atos, OVHcloud, Dassault Systèmes, Capgemini) sont à la traîne par rapport à leurs homologues américaines. L’écart de performance sur 5 ans se mesure en centaines de pourcents.
Les startups IA françaises non-cotées (Mistral, Poolside, Dataiku) sont des succès de valorisation, mais cette valorisation est portée par du capital-risque étranger. La valeur créée remontera d’abord vers Andreessen Horowitz et DST Global, pas vers le contribuable français qui a financé la formation des fondateurs.
L’argent public injecté dans l’IA française a produit de la recherche, des diplômés et de la communication politique. Il n’a pas produit de champion industriel coté en Bourse, pas de retour mesurable sur investissement pour le contribuable, et pas de position de force dans la course mondiale à l’IA.
Est-ce que ça veut dire que la France est nulle en IA ? Non. Ça veut dire que la France est excellente en recherche IA et catastrophique en conversion de cette recherche en valeur économique capturée sur son territoire.
L’investisseur rationnel en tire trois conclusions :
Premièrement : n’investissez pas dans l’IA française cotée par patriotisme. Les cours ne mentent pas. Si vous voulez vous exposer à l’IA, Nvidia, Microsoft et Alphabet restent les locomotives. J’ai détaillé cette approche dans mon analyse de la bulle IA et de l’IPO d’OpenAI (https://investisseur-augmente.com/openai-ipo-1000-milliards/).
Deuxièmement : surveillez les startups françaises pour ce qu’elles sont, des paris à très haut risque dont les gains, s’ils arrivent, iront d’abord aux fonds américains qui ont mené les tours de financement. Sauf si ces startups font une IPO en France, ce qui, au vu de l’état actuel du marché (zéro IPO tech en 2025), ne semble pas à l’ordre du jour.
Troisièmement : diversifiez vos thèses. C’est le conseil que je répète dans quasiment chaque article. Si les World Models d’AMI Labs fonctionnent, si Mistral trouve son marché, tant mieux. Mais ne construisez pas votre allocation sur l’espoir que la stratégie IA française finisse par produire un champion boursier. Construisez-la sur les faits. Et les faits, aujourd’hui, sont américains.
Comme je l’ai écrit à propos de la thèse Citrini (https://investisseur-augmente.com/citrini-research-ia-ghost-gdp-2028/), quand le système grince, ce sont les actifs tangibles et les positions diversifiées qui protègent. Pas les annonces à 109 milliards.
Alors non, la France n’est pas nulle en IA. Mais si vous comptez sur elle pour faire fructifier votre portefeuille, vous risquez d’attendre longtemps. Et en investissement, le temps, c’est exactement ce qu’on n’a pas en illimité.
FAQ
La France est-elle vraiment en retard sur l’IA ?
La France est 5e mondiale dans l’indice Global AI, avec plus de 4 000 chercheurs en IA et des institutions de recherche de premier plan. Le problème n’est pas le retard technologique, c’est l’incapacité à convertir cette excellence en valeur économique domestique. Les cerveaux sont formés en France, mais les entreprises qui les emploient et les capitaux qui les financent sont majoritairement américains.
Combien l’État français a-t-il investi dans l’IA ?
Le Plan IA (2018-2022) représentait 1,85 milliard d’euros. France 2030 a ajouté 2,22 milliards. Bpifrance a annoncé 10 milliards supplémentaires pour 2025-2029. En février 2025, 109 milliards ont été annoncés, mais seulement 26 milliards (24%) avaient été réellement engagés en novembre 2025 selon la Cour des Comptes.
Quelles actions IA françaises peut-on acheter en Bourse ?
Les principales valeurs tech/IA françaises cotées sont Atos (ATO.PA), OVHcloud (OVH.PA), Dassault Systèmes (DSY.PA), Capgemini (CAP.PA) et Criteo (CRTO sur le Nasdaq). Leurs performances sur 1 à 5 ans sont significativement inférieures à celles des champions américains comme Nvidia, Microsoft ou Alphabet. Mistral AI, souvent cité, n’est pas coté en Bourse.
Qu’est-il arrivé au chatbot Lucie ?
Lucie était le chatbot IA souverain français développé avec des fonds publics (France 2030, heures de calcul Jean Zay). Lancé le 23 janvier 2025, il a été retiré deux jours plus tard après des erreurs factuelles majeures (calculs faux, affirmations absurdes). Les développeurs ont reconnu avoir publié un modèle qui n’avait pas terminé sa phase de recherche.
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Sources :
- Cour des Comptes, Évaluation de la stratégie nationale IA (2025) : https://www.ccomptes.fr/en/publications/national-strategy-artificial-intelligence
- Euronews, « The AI brain drain: Why Europe can’t keep the talent it trains » : https://www.euronews.com/my-europe/2026/01/29/the-ai-brain-drain-why-europe-can-keep-the-talent-it-trains
- CTOL Digital Solutions, « France’s AI Setback: Lucie LLM Pulled After Two Days » : https://www.ctol.digital/news/france-ai-setback-lucie-llm-pulled-after-two-days/
- OECD, Venture Capital Investments in AI through 2025 : https://www.oecd.org/en/publications/venture-capital-investments-in-artificial-intelligence-through-2025_a13752f5-en/full-report.html
- Bpifrance, €10 Billion AI Ecosystem Deployment : https://www.bpifrance.com/2025/03/27/bpifrance-deploys-e10-billion-to-develop-the-ai-ecosystem-and-facilitate-the-adoption-of-artificial-intelligence-by-french-companies/
- Sifted, « France budget proposals anger startups » : https://sifted.eu/articles/france-budget-proposals-tax-increase-startups/
- TechCrunch, « How reality crushed Ÿnsect » : https://techcrunch.com/2025/12/26/how-reality-crushed-ynsect-the-french-startup-that-had-raised-over-600m-for-insect-farming/
- Mistral AI, communiqué de la levée Series C : https://mistral.ai/news/mistral-ai-raises-1-7-b-to-accelerate-technological-progress-with-ai/
- French Tech Journal, « 2025 Funding Data » : https://www.frenchtechjournal.com/french-tech-funding-2025-ai-dominance-82b-raised/
- Macrotrends, historiques boursiers Nvidia et Palantir : https://www.macrotrends.net/stocks/charts/NVDA/nvidia/stock-price-history
