
J’avais déjà décortiqué le livre de Mounir Laggoune sur l’investissement automatisé. Cette fois, j’ai voulu passer au crible un autre poids lourd de la finance personnelle francophone : « Tout le monde peut réussir en Bourse » de Matthieu Louvet. Le contenu va bien au-delà de ce que le titre laisse supposer.
Matthieu Louvet est un ancien ingénieur en intelligence artificielle (ISAE-SUPAERO), devenu Conseiller en Investissements Financiers et fondateur de la plateforme S’investir, suivie par plus de 150 000 abonnés sur YouTube au moment de la publication du livre. Son ouvrage, publié en janvier 2025 chez De Boeck Supérieur, promet de permettre à n’importe qui de faire fructifier son épargne de manière passive. Promesse classique ? Peut-être. Mais la façon dont il s’y prend est loin d’être banale.
Qui est Matthieu Louvet ?
Avant de plonger dans le contenu, un mot sur le bonhomme. Matthieu Louvet n’est pas un influenceur finance sorti de nulle part. Diplômé de l’ISAE-SUPAERO (l’une des écoles d’ingénieurs les plus cotées de France), il a d’abord bossé comme ingénieur en IA dans une entreprise du CAC 40. Ce background scientifique transpire dans tout le livre : chaque affirmation est étayée par des données, des études, des travaux de Prix Nobel.
Il a fondé S’investir en 2019, d’abord comme chaîne YouTube éducative, puis comme véritable cabinet de conseil en gestion de patrimoine (CIF-CGP) avec ses associés Cyril Renault et Jean-Guillaume Imbert. On est loin du mec qui fait des TikTok dans sa Lamborghini de location.
La structure du livre : 21 principes + 1 bonus
Là où Mounir Laggoune structure sa méthode en pyramide à 9 étapes, Matthieu Louvet opte pour 21 principes indépendants mais complémentaires, plus un principe bonus. L’idée, c’est de fournir une boîte à outils complète plutôt qu’un chemin linéaire.
La progression est logique et bien pensée. Le livre démarre par les fondamentaux (pourquoi investir, comprendre l’inflation, l’importance des intérêts composés), enchaîne avec la démonstration de pourquoi le stock-picking et la gestion active échouent, développe la méthodologie concrète (choix des ETF, enveloppes fiscales, construction de portefeuille), et termine par une partie souvent négligée dans les livres de finance : la psychologie de l’investisseur et la finance comportementale.
Cette structure en 21 principes a un avantage concret : on peut revenir ponctuellement sur un chapitre précis sans relire l’ensemble. C’est un vrai livre de référence, pas juste une lecture unique qu’on range ensuite sur l’étagère.
L’Evidence-Based Investing : le socle philosophique du livre
Si je devais résumer le livre en une seule idée, ce serait celle-ci : l’Evidence-Based Investing (EBI), ou investissement fondé sur les preuves. Matthieu Louvet ne vous dit pas « faites-moi confiance ». Il dit « regardez les données ». Et les données, c’est son terrain de jeu.
L’EBI repose sur trois piliers que le livre développe méthodiquement : la passivité (ne pas essayer de battre le marché), la diversification (ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier), et le long terme (laisser les intérêts composés faire leur travail). Rien de révolutionnaire en apparence, mais le livre va beaucoup plus loin que la simple énonciation de ces principes.
L’étude SPIVA : les chiffres que votre banquier ne vous montrera jamais
C’est l’un des passages les plus percutants du livre. Matthieu Louvet s’appuie sur les rapports SPIVA (S&P Indices Versus Active) pour démontrer l’échec massif de la gestion active. Et il donne les chiffres exacts, pas des approximations.
Le rapport SPIVA de mars 2024 révèle que sur 10 ans, 87,42 % des fonds professionnels sous-performent par rapport à l’indice S&P 500. Sur 20 ans, ce chiffre grimpe à 93,03 %. Autrement dit, seulement 7 % des gérants parviennent à battre le marché sur deux décennies. Et encore, rien ne garantit que ce soient les mêmes d’une période à l’autre.
Le livre ne s’arrête pas aux États-Unis. En Europe, les résultats sont tout aussi accablants : sur 10 ans, 92,31 % des fonds actifs n’ont pas réussi à surpasser le marché des actions européennes. Ces données sont tirées du rapport SPIVA du 16 avril 2024.
Cette approche fait écho à ce que j’avais déjà observé dans mon duel des 7 IA sur l’investissement : même les intelligences artificielles les plus avancées peinent à battre un indice large de manière consistante. Quand 93 % des professionnels échouent et que les IA galèrent aussi, peut-être que le message est clair.

La question des frais : l’ennemi silencieux de votre patrimoine
Matthieu Louvet consacre un développement entier à ce sujet, et il tape juste. Les ETF indiciels facturent autour de 0,20 % de frais de gestion par an, soit 10 fois moins que les fonds traditionnels qui tournent autour de 2 %. Les TER (Total Expense Ratio) des ETF oscillent entre 0,03 % et 0,30 % pour les moins chers, et entre 0,30 % et 0,60 % pour les plus onéreux.
Le livre illustre l’impact avec un exemple concret : 10 000 euros placés à 10 % de performance brute annuelle donnent 64 870 euros au bout de 20 ans avec 0,20 % de frais, contre seulement 46 610 euros avec 2 % de frais. L’écart : 18 260 euros partis en fumée dans les frais. Sur 30 ans, ce sont 64 596 euros économisés. Sur 40 ans, 203 572 euros. Juste en choisissant un véhicule d’investissement moins gourmand.
Et Matthieu Louvet va plus loin en détaillant les frais cachés que beaucoup ignorent : frais d’entrée, frais de gestion du mandat, commission de surperformance, frais d’arbitrage, frais du contrat d’assurance-vie… Le tout peut allègrement dépasser les 3 % par an chez un banquier traditionnel. C’est un point que Mounir Laggoune souligne aussi dans son propre ouvrage : la première bataille de l’investisseur, c’est de minimiser les frais.
La finance comportementale : la partie que personne ne vous raconte

C’est peut-être la partie la plus riche et la plus originale du livre. Matthieu Louvet ne se contente pas de dire « investissez en ETF et tout ira bien ». Il consacre plusieurs principes à expliquer pourquoi notre cerveau est notre pire ennemi en matière d’investissement.
Le livre fait un tour d’horizon complet des biais cognitifs qui plombent les investisseurs : le biais de confirmation (on cherche les infos qui confirment ce qu’on croit déjà), l’excès de confiance (on surestime sa capacité à prédire le marché), l’aversion à la perte (on ressent la douleur d’une perte deux fois plus fort que le plaisir d’un gain équivalent), le biais d’ancrage, l’effet de disposition, le biais du survivant… J’avais d’ailleurs consacré un article entier à ces psychopathologies de l’investisseur, et le livre de Matthieu Louvet va dans le même sens.
Matthieu Louvet s’appuie sur les travaux fondamentaux de Daniel Kahneman et Amos Tversky (lauréats du Prix Nobel pour leur théorie des perspectives), ainsi que ceux de Richard Thaler (Prix Nobel d’économie 2017 pour ses contributions à l’économie comportementale). Ce n’est pas du blabla de développement personnel, c’est de la science dure appliquée à l’investissement.
Le message clé : même quand vous connaissez ces biais, vous n’êtes pas immunisé. La solution ? Un système passif qui vous empêche de prendre des décisions émotionnelles. Le DCA (Dollar Cost Averaging), c’est-à-dire investir une somme fixe chaque mois quoi qu’il arrive, est présenté comme l’arme anti-biais par excellence.
Le mythe des dividendes : une analyse que peu de livres osent faire
Matthieu Louvet s’attaque frontalement au mythe de l’investissement « dividendes ». Beaucoup d’investisseurs particuliers sont attirés par les actions à dividendes, cette idée de recevoir un « salaire » régulier de ses investissements. Le livre démontre pourquoi cette stratégie est souvent sous-optimale.
L’auteur s’appuie sur le théorème de Modigliani-Miller pour expliquer que le versement d’un dividende n’enrichit pas l’actionnaire : le cours de l’action baisse mécaniquement du montant du dividende versé. C’est un transfert de valeur, pas une création de valeur. Ajoutez à cela la fiscalité sur les dividendes (contrairement à la capitalisation qui reporte l’imposition), et la stratégie dividendes perd de son éclat.
C’est un point de vue courageux dans l’écosystème YouTube francophone où les vidéos « vivre de ses dividendes » cartonnent. Et c’est étayé par des données solides.
L’analyse technique au tapis

Autre passage qui va faire grincer des dents : le livre démonte méthodiquement l’analyse technique (les fameuses figures chartistes, supports, résistances, chandeliers japonais…). Matthieu Louvet cite une étude analysant 93 indicateurs techniques de marché sur le S&P 500, dont les conclusions sont claires : la majorité ne produisent pas de surperformance significative et nette de frais.
Il va même jusqu’à évoquer la « théorie de l’ourlet » (Hemline Index), cette idée loufoque que la longueur des jupes des femmes prédirait les marchés financiers, pour illustrer à quel point les investisseurs cherchent des patterns partout, même là où il n’y en a pas.
L’hypothèse d’efficience des marchés d’Eugene Fama (Prix Nobel 2013) est présentée comme le cadre théorique qui explique pourquoi ces approches sont vouées à l’échec sur le long terme : toute l’information disponible est déjà reflétée dans les prix, ce qui est d’autant plus vrai avec l’utilisation de l’IA dans l’investissement.
Au-delà des ETF
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le livre ne se limite pas aux ETF et à la Bourse. Le principe 21 (« Diversifiez au-delà de la Bourse »), souvent oublié par ceux qui survolent l’ouvrage, ouvre le champ à d’autres classes d’actifs.
Matthieu Louvet y aborde en détail les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier), qu’il présente comme une alternative passive et souvent plus rentable que l’immobilier locatif physique une fois toutes charges et fiscalité déduites. Il parle aussi des obligations et fonds euros pour sécuriser une partie du portefeuille, du private equity via les meilleurs fonds, du crowdfunding immobilier, et même des cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum), qu’il détient lui-même depuis plus de six ans.
Sur la crypto, sa position est intéressante : il n’investit pas par conviction, mais par « agnosticisme ». En tant qu’investisseur passif, il refuse de laisser ses opinions personnelles dicter ses choix. Il intègre les cryptos comme un outil de diversification, pas comme un pari. Une approche qui rejoint mon propre retour d’expérience sur la crypto.
Il évoque également l’or, en rappelant son rendement annualisé historique de 4,92 % entre 1928 et 2023, mais souligne qu’une fois l’inflation déduite, la performance réelle est bien moins séduisante. C’est un point que j’avais moi-même abordé dans mon article sur l’argent métal. En réalité, les cours des métaux précieux se sont fortement appréciés depuis la publication de l’ouvrage !
Le portefeuille personnel de Matthieu Louvet : cartes sur table
Un des passages les plus appréciables du livre : Matthieu Louvet joue la transparence totale en révélant sa propre allocation. Son portefeuille se compose de 41,5 % d’actions, 26,5 % de SCPI, 15 % de private equity, 9 % d’obligations, 4 % de crowdfunding, et 4 % de crypto.
Il raconte aussi l’histoire de son père, ancien investisseur immobilier classique. Après analyse de la rentabilité nette (une fois toutes les charges déduites dont la fiscalité), ils se sont aperçus que le rendement réel était inférieur à 3 %. Ils ont alors vendu les biens et réarbitré en Bourse et en SCPI. Son père est devenu adepte du DCA sur des trackers, avec une partie sécurisée sur fonds euro et fonds obligataire.
Le livre propose également deux fiches pratiques d’allocation détaillées : une pour un profil offensif (horizon long, tolérance au risque élevée) avec un capital de 25 000 euros et 500 euros par mois en DCA, et une pour un profil défensif (proche retraite) avec un capital de 517 511 euros orienté vers des actifs de rendement. Ce niveau de détail concret est rare dans les livres de finance grand public.
Les enveloppes fiscales françaises : un traitement pratique
Le livre aborde concrètement les spécificités fiscales françaises, ce qui est un avantage considérable par rapport aux ouvrages américains traduits. PEA (avec sa limite de versement de 150 000 €, mais une fiscalité allégée après 5 ans), Assurance-Vie (sa souplesse et ses avantages successoraux), CTO (sa liberté de choix mais sa fiscalité plus lourde), PER (sa déduction fiscale à l’entrée)… Tout y passe avec des recommandations pratiques et immédiatement applicables.
Matthieu Louvet insiste sur l’importance de choisir des courtiers et banques en ligne plutôt que des banques traditionnelles, pour minimiser les frais. Il détaille aussi les spécificités de l’investissement via une société holding pour les entrepreneurs.
Matthieu Louvet vs Mounir Laggoune : deux approches, un même objectif
Ayant lu les deux ouvrages en détail, la comparaison s’impose naturellement. L’approche de Mounir Laggoune est structurée autour de sa « Pyramide de Liberté » à 9 étapes et couvre un spectre plus large dès le départ : immobilier, crypto, alternatif, optimisation fiscale dans un système intégré.
Matthieu Louvet fait le choix de la profondeur. Son livre est un concentré d’expertise sur l’investissement passif, avec un traitement nettement supérieur de la finance comportementale, des biais cognitifs, et de la démonstration scientifique (études SPIVA détaillées, théorie de l’efficience des marchés, Modigliani-Miller…).
Les deux livres partagent des convictions fondamentales : la supériorité de l’investissement passif, l’importance de la discipline émotionnelle, le rôle central des intérêts composés, et la nécessité de s’émanciper des banquiers traditionnels. Si vous cherchez une vue panoramique du patrimoine, allez vers Mounir Laggoune. Si vous cherchez la démonstration la plus rigoureuse de pourquoi et comment investir passivement, Matthieu Louvet est votre homme.
L’Intelligence Artificielle : le paradoxe d’un ancien ingénieur IA

C’est peut-être le point le plus surprenant du livre. Matthieu Louvet est diplômé de l’ISAE-SUPAERO et a travaillé comme ingénieur en intelligence artificielle. On pourrait s’attendre à ce qu’il aborde le rôle de l’IA dans l’investissement. Or, ce n’est pas le cas.
Comme je l’avais déjà noté dans ma critique du livre de Mounir Laggoune, l’absence de l’IA dans les ouvrages d’investissement parus en 2024-2025 s’explique par le décalage éditorial : ces livres ont été rédigés 12 à 18 mois avant leur publication, à une époque où l’IA générative n’avait pas encore démontré tout son potentiel d’application financière.
Pourtant, en 2026, l’IA transforme déjà l’investissement. Comme je l’ai analysé dans mon article sur l’IA et l’investissement, les outils d’intelligence artificielle permettent désormais de réaliser du backtesting instantané, d’analyser des rapports financiers en quelques secondes et de personnaliser une allocation d’actifs. Pour l’investisseur qui suit la méthode passive de Matthieu Louvet, l’IA pourrait être un complément puissant pour optimiser le timing du DCA, analyser la composition des ETF, ou évaluer un rééquilibrage de portefeuille. Le livre reste volontairement ancré dans des fondamentaux intemporels, ce qui est à la fois sa force et sa limite.
Le point aveugle : ETF sectoriels, PEA et réglementation UCITS
Si le livre excelle pour poser les fondamentaux de l’investissement en ETF, il traite plus succinctement la question de la profondeur de choix, notamment pour ceux qui souhaitent aller au-delà du MSCI World.
Sur le PEA, le choix d’ETF sectoriels reste limité. On trouve quelques ETF sectoriels européens (comme les Amundi Stoxx Europe 600 Healthcare, Technology ou Industrial), mais l’offre est loin d’être aussi riche que sur un CTO. Et les ETF sectoriels américains les plus intéressants sont souvent inaccessibles depuis un PEA.
La réglementation UCITS (Undertakings for Collective Investment in Transferable Securities) mérite aussi d’être éclairée : beaucoup d’ETF sectoriels américains populaires ne sont pas accessibles via un CTO européen car ils ne respectent pas les normes UCITS. C’est une réalité que l’investisseur français doit connaître : la simplicité de l’approche « 100 % ETF » peut se heurter à un plafond de verre réglementaire lorsqu’on veut affiner sa stratégie.
Les forces du livre : pourquoi je le recommande
Une pédagogie remarquable
C’est le point fort numéro un. Le livre est clair, accessible et progressif. Matthieu Louvet rend limpides des concepts qui effraient souvent les débutants : intérêts composés, diversification, allocation d’actifs, enveloppes fiscales, finance comportementale. Les avis des lecteurs convergent massivement vers ce constat : c’est un ouvrage qui donne envie de passer à l’action.
Un ancrage scientifique qui sort du lot
L’auteur ne se contente pas d’affirmations. Il cite les rapports SPIVA avec les chiffres exacts (87,42 % sur 10 ans, 93,03 % sur 20 ans), les travaux de Kahneman, Tversky, Thaler, Fama, Markowitz, Modigliani-Miller. Pour un lecteur qui hésite entre gestion active et gestion passive, ces preuves sont décisives.
Plus complet qu’il n’y paraît
Entre les SCPI, les obligations, le private equity, la crypto, les fiches pratiques d’allocation et l’histoire personnelle de l’auteur, le livre couvre bien plus que « juste les ETF ». Le principe 21 à lui seul vaut le détour pour quiconque veut comprendre comment diversifier au-delà de la Bourse.
Parfaitement adapté au contexte fiscal français
PEA, Assurance-Vie, CTO, PER, holding… Le livre aborde concrètement les enveloppes fiscales françaises avec des recommandations pratiques. C’est un avantage considérable par rapport aux ouvrages américains.
La promesse des « 10 minutes par mois » est tenue
La méthode proposée est conçue pour être mise en place une fois, puis laissée en pilote automatique avec un suivi minimal. C’est la force de l’investissement passif, et c’est exactement ce que recherchent les épargnants qui n’ont ni le temps ni l’envie de scruter les marchés au quotidien.
Les limites à connaître avant d’acheter
Trop basique pour l’investisseur aguerri ?
Si vous êtes déjà familier avec les ETF, le DCA, les enveloppes fiscales et la finance comportementale, le livre ne vous apportera pas de révélation majeure. Il est avant tout conçu pour les débutants et les investisseurs intermédiaires. Mais cet investisseur aguerri appréciera peut-être la section sur Modigliani-Miller et les dividendes, ou les détails des rapports SPIVA qu’il n’avait peut-être pas pris la peine de vérifier.
L’IA, le grand absent
Comme détaillé plus haut, l’IA comme outil d’aide à la décision d’investissement manque au tableau. Pour un auteur avec ce background technique, c’est une occasion manquée, même si les contraintes éditoriales l’expliquent.
Un ton parfois promotionnel
Le livre fait régulièrement référence au programme de formation « LBD » (La Bourse Démocratisée) et au cabinet S’investir Conseil. C’est compréhensible d’un point de vue business, mais certains lecteurs pourraient y voir un long argumentaire commercial. À mon sens, le contenu du livre se suffit à lui-même, et ces passages n’enlèvent rien à la qualité des analyses.
Pour qui est ce livre ?
Ce livre est fait pour vous si vous débutez en investissement et cherchez une méthode claire et prouvée scientifiquement. Il est parfait si vous investissez déjà mais manquez de structure, si vous voulez comprendre pourquoi les ETF surperforment les fonds actifs avec des données vérifiables, si vous cherchez un guide pratique adapté à la fiscalité française, ou si vous voulez comprendre les biais psychologiques qui sabotent vos décisions financières.
Il ne sera probablement pas suffisant si vous êtes un investisseur expérimenté cherchant des stratégies avancées (même si les ETF à effet de levier et Smart Beta sont évoqués brièvement), ou si vous recherchez des approches intégrant l’IA et les nouvelles technologies.
Le verdict de l’Investisseur Augmenté
Matthieu Louvet livre un ouvrage solide, pédagogique et scientifiquement fondé. Sa méthode en 21 principes est une feuille de route remarquablement structurée pour quiconque souhaite investir en Bourse via les ETF (et au-delà) sans y consacrer sa vie.
Le traitement de la finance comportementale est un vrai plus par rapport à la concurrence. L’analyse des dividendes via Modigliani-Miller, le démontage méthodique de l’analyse technique, et la transparence sur son propre portefeuille ajoutent une dimension d’authenticité et de profondeur rare dans le genre.
L’absence de l’IA reste un angle mort qu’une éventuelle réédition devrait combler. Et la question des ETF sectoriels sur PEA et de la réglementation UCITS aurait mérité un développement plus poussé. Mais ne nous y trompons pas : pour l’immense majorité des épargnants français, ce livre est exactement ce qu’il leur faut. Une méthode simple, efficace et éprouvée, portée par un auteur crédible qui ne se contente pas de dire « croyez-moi », mais qui dit « regardez les preuves ».
À chacun ensuite d’y ajouter ses propres réglages, que ce soit l’IA, la diversification sectorielle ou d’autres classes d’actifs, pour optimiser la machine là où le « passif » s’arrête.
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